EHPAD Alise Sainte Reine établissement auxois morvan

Site du GCS Amplitude

Du patrimoine mobilier du site hospitalier d’Alise-Sainte-Reine inscrit à l’Inventaire National

entrée de la cour d'honneur

Le site d’Alise-Sainte-Reine dispose de nombre d’objets mobiliers inscrit à l’Inventaire National. La liste est consultable sur la base Palissy du Ministère de la Culture

 

 

 

En partenariat avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bourgogne, du Conseil Général de la Côte d’Or et des mécènes, l’Etablissement a engagé une opération de restauration des 13 tableaux composant le « cycle de la vie de Sainte Reine » et installés dans la chapelle de l’établissement.

 Les treize tableaux retracent la vie et le martyre de Sainte Reine. Le nom des œuvres facilite la connaissance de son histoire :

  •  - Sa naissance
  • - Son baptesme et son éducation
  • - Sa charité et sa fuite
  • - Sa prison et sa condamnation
  • - Sa flagellation sanglante
  • - Sa fermeté et ses souffrances
  • - Suitte de son martyre
  • - Sa mort et ses miracles
  • - Sa sépulture et la dévotion à cette grande sainte (2 tableaux joints)
  • - L’invention de ses reliques
  • - Leur translation à Flavigny
  • - Solemnité de cette translation

 

 L’iconographie suit de près l’édition française de la Fleur des Vies des Saints par maître André DUVAL en 1608. Ces tableaux proviennent de la confrérie de Saint-Eustache, où leur fonction était celle de cartons de tapisseries.

 Les tapisseries, de haute lisse, ont été livrées à Saint-Eustache entre 1625 et 1645. Elles ont été réalisées à partir de 1636 par Pierre DUBOUT et son fils Maurice, qui dirigaient un des ateliers parisiens de tapisserie les plus importants avant la création des Gobelins. Les dimensions des tapisseries varient entre 4, 6 ou 8 aunes (1,18 mètres de côte pour un aune), ce qui explique les tailles diverses des cartons. Ces tapisseries ont disparu.

 Un inventaire de 1685 signale, pour la première fois, la présence des tableaux à Alise-Sainte-Reine et précise leur état : « tous gâtés, plusieurs rompus et effacés, on les a tous fait retoucher par Monsieur MAIRE, peintre de Bussy ». Une deuxième intervention est attestée par une mention sur le tableau n° 6 est rétablis en 1817 par la Sœur Marie DEMOLIER supérieure.

 L’ensemble est de styles et factures divers, représentatif par là même de la peinture parisienne du début du XVIIe siècle, mêlant encore maniérisme de la seconde école de Fontainebleau, réalisme sous influence nordique et début du classicisme français.

 Les tableaux semblent avoir été laissés depuis dans un relatif abandon. La couche picturale très usée laisse apparaître la préparation rouge. L’ensemble est très repeint et couvert d’un vernis jaunis. Plusieurs toiles sont trouées et déchirées. Leur encadrement est sommaire : baguettes clouées directement sur le châssis avec partie repliés, sans doute en 1817. Ces usures importantes peuvent résulter de la fonction même des œuvres, celles de carton de tapisseries.

 Des visites sont organisées par l’Association DESNOYERS-BONDEL.